Retour vers le futur by Gucci

Quoi ??? Déjà Mercredi ??? Le temps passe vite dites donc…tiens en parlant du temps qui passe, il y 50 ans, la jeunesse parisienne se révoltait dans la rue. Aujourd’hui la maison de mode Italienne, revisite cette période charnière de notre société avec une approche un brin plus poétique.

Dirigé par le réalisateur Glen Luchford, le film s’inspire des cinéastes expérimentaux et iconoclastes de la Nouvelle Vague française des années 50 et 60 comme François Truffaut ou Jean-Luc Godart. Le film est accompagné de 3 teasers dans lesquels des étudiants en cours de poésie se font passer des mots secrets, porteurs de la philosophie Gucci.

Pour rythmer ces images de révolte poétique, Gucci a choisi Crispy Bacon de Laurent Garnier. Un morceau emblématique de la fin des années 90 ou l’époque de l’avènement du mouvement rave. Un mouvement qui revient en force depuis maintenant quelques années en France et en Europe. Avec cette prise de parole chargée de symboles Gucci nous perd un peu entre révolte anti-capitaliste et pull qui coûte un SMIC. Serait-ce cela le Gucci lifestyle ?

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Supppporters….est-ce que vous êtes là ?!!!!

Ole que tal le monde digital….parlons de football aujourd’hui. Parfois, durant un match les joueurs glissent, manquent une passe ou ratent lamentablement un tir, sans raison apparente. Comment des joueurs surentraînés et surpayés peuvent-ils louper des telles occasions ?

Dans son teaser pour la rencontre du 25 février qui opposera le Paris Saint-Germain à l’Olympique de Marseille sur CANAL+, les équipes de BETC Paris semblent apporter quelques éléments de réponse… Et s’il s’agissait de la passion mystique des supporters pour leur club ?

Après l’excellent film « Le Supporter » en 2016, CANAL + continue de mettre en scène la passion du foot en impliquant la communauté de supporters. Pour soutenir le film, l’agence a imaginé un site dédié sur lequel les internautes peuvent venir piquer la poupée de l’équipe adverse. Avec un PSG qui survole le classement, ce teaser de BETC Paris pourrait donner des idées aux joueurs de Rudi Garcia pour tenter d’arracher la victoire à ceux d’Unai Emery.

Take my breath away

Bien le bonjour les travailleurs ou les vacanciers 🙂 Que vous me lisiez en ville, à la campagne ou à la montagne, il y a un point commun dans tous ces endroits : l’air. C’est ce qui nous met en mouvement. C’est de cette vérité que part l’agence Wieden+Kennedy Portland pour construire ce spot pour les Nike VaporMax Air.

On y découvre des athlètes, aussi bien professionnels qu’amateurs, prendre leur respiration avant l’instant fatidique. Le film se conclut par un gros plan sur la paire de baskets, alors qu’apparaît la signature « air moves you ». Regardez bien et mesurez l’intensité de cette publicité qui va crescendo jusqu’au point final. On ne le dira jamais assez mais le storytelling est l’élément de base pour raconter une histoire et celle de ce spot et progressive jusqu’à la révélation de la signature de campagne.

La marque joue sur le contexte pour donner un double sens au mot air et valoriser élégamment le produit. L’écriture est au service de ce que l’agence qualifie « d’ode à la force élémentaire qui fait avancer tous les athlètes ». L’enchaînement entre athlètes professionnels et amateurs permet de maintenir le rythme du spot, pour un résultat final poétique qui suscite l’émotion chez le spectateur.

Noir c’est noir

Happy Friday (et bonjour aux personnes qui suivent ce blog même en dehors de nos frontières). Je vous propose de terminer la semaine avec un cas très intéressant : pour le lancement de la saison 2 de la série française Baron Noir, CANAL+ et BETC ont osé jouer avec les mauvaises pratiques de la communication politique. Provoquer le scandale avec le #RickwaertGate s’est-il avéré risqué ? Voire payant ? C’est ce que dévoilent Benjamin Le Breton et Arnaud Assouline, directeurs de création, dans un bilan de campagne sulfureux.

Le brief

Après une 1ère saison bien remarquée par le public et aussi par la critique, CANAL+ a briefé BETC pour le lancement de la saison 2. L’enjeu était de taille après une année politique 2017 pleine de rebondissements, où la réalité a pu sembler dépasser la fiction. D’autant que comme l’explique Arnaud Assouline «il y a en général une forte déperdition d’audience entre la 1re et la 2e saison d’une série». L’objectif était donc ici de frapper fort, de développer l’audience de cette série portée par « un excellent Kad Merad à contre-emploi » selon Benjamin Le Breton.

La campagne

L’agence a eu l’idée de capitaliser sur la personnalité de Philippe Rickwaert incarné par Kad Merad, pour mener un lancement «le plus fidèle possible à la réalité d’une campagne politique». C’est d’ailleurs ce que raconte un post sur le Medium de BETC : ce ne serait pas CANAL+ qui aurait mandaté l’agence de Pantin, mais Philippe Rickwaert directement. De quoi nourrir le storytelling du « #RickwaertGate ».

Si la campagne s’affirme être pilotée par Philippe Rickwaert, celle-ci se doit de lui ressembler avec un savant dosage entre « méthodes franchement limites et idéalisme » selon Benjamin Le Breton. « Rickwaert veut le pouvoir, mais pas à la façon d’un Frank Underwood de House of Cards. C’est un homme public et politique qui tient à une sorte de noblesse, et a l’impression d’œuvrer pour le bien commun ».

Afin d’éviter que la campagne soit mal interprêtée, les créatifs ont fait le choix d’entrer « dans la conversation générale, sans pour autant interpeller les hommes politiques frontalement ». C’est-à-dire être dans le domaine du divertissement davantage que dans la parodie politique, ce que nous verrons plus tard.

Pour réussir ce lancement, « plusieurs publics ont été travaillés » avec l’idée de « diffuser successivement des preuves à charge » afin que le #RickwaertGate finisse par « nous exploser au visage » comme s’en amuse Arnaud Assouline. Tout a commencé avec l’envoi à 100 journalistes de rubriques culture d’un DVD du 1er épisode de la saison 2, ainsi que des (faux) billets avec un mot de Philippe Rickwaert les incitant à apprécier la série. Sans oublier quelques relances SMS.

En parallèle, un compte Twitter a été créé pour Philippe Rickwaert, avec à date 27 000 abonnés alors que l’agence en « avait acheté 200 000 mais seuls 70 000 ont été livrés » comme le souligne Arnaud Assouline, tout heureux d’avoir pu utiliser ici des mauvaises pratiques habituellement interdites à toute campagne de marque qui se respecte.

Le compte Twitter de Philippe Rickwaert servait principalement à diffuser des fake news ayant vocation à cause du tort non pas à des politiques mais à d’autres séries.

L’agence a fait appel au journaliste et influenceur Sébastien-Abdelhamid«l’Edward Snowden du #RickwaertGate» selon Benjamin Le Breton pour qui il était clé «que quelqu’un leak l’affaire, de préférence en vidéo, sous forme d’enquête» ce que «Sébastien-Adelhamid avait l’habitude de mener avec ses chroniques L’emmerdeur dans l’émission On n’est pas des Pigeons».

Le choix de cet influenceur ne s’est pas fait au hasard, Sébastien-Abdelhamid « incarnant davantage l’entertainment que la politique » selon Arnaud Assouline. Voilà un atout pour préserver le bon esprit de la campagne, et ne pas tomber dans la fake news reprise à mauvais escient par divers camps politiques. L’incarnation par un influenceur a d’ailleurs permis au #RickwaertGate « d’être cité sur Vice », ce qui n’aurait probablement pas été le cas sans la vidéo de Sébastien-Abdelhamid.

Le Monde a également soutenu « l’affaire », grâce à un partenariat de native advertising sur une journée complète en fil rouge sur les différents supports du quotidien : de la Matinale, au site web, en passant par l’édition papier du soir.

De l’affichage sauvage a été mis en place, comme toute bonne campagne politique. Et enfin, Maxime Saada – à sa propre initiative – a eu l’idée de dédouaner CANAL+ de la campagne, pour mieux la soutenir.

Les résultats

  • +10% : c’est la hausse estimée de l’audience entre la saison 1 et la saison 2 de Baron noir.
  • 41 millions de vues pour la bande-annonce de la saison 2 de Baron Noir. Soit quasiment autant que pour le trailer de Star Wars episode VIII. Mais avec beaucoup de fausses vues, et quelques vraies !
  • 198 623 vues pour la vidéo de Sébastien-Adelhamid, a priori sans triche ! (4K likes pour uniquement 54 dislikes.)

Les clés de succès

  • Le ciblage par communautés d’intérêts
    Comme l’explique Benjamin Le Breton, afin de bien maîtriser la diffusion du #RickwaertGate, l’agence a effectué « un ciblage fin, communauté par communauté. Par exemple, les DVD et les billets n’ont été adressés qu’à 100 journalistes des rubriques culture, et à aucun autre journaliste ou influenceur ».

 

  • Le travail en live sur un temps court
    Contrairement à une campagne de lancement de série habituellement menée sur plusieurs semaines, le #RickwaertGate a été mené sur une dizaine de jours comme le détaille Benjamin Le Breton : « le vendredi, 10 jours avant le lancement, les enveloppes sont envoyées aux journalistes. Les tweets de Philippe Rickwaert sont diffusés au même moment pendant quelques jours. La vidéo de Sébastien-Adelhamid est sortie le mardi. Le mercredi le #RickwaertGate était présent toute la journée sur Le Monde. Le jeudi Maxime Saada se déresponsabilise de la campagne sur Twitter. Le vendredi Philippe Rickwaert s’excuse pour cette campagne borderline. Le lundi suivant, la série est diffusée. » Cette chronologie tenue a permis à l’agence de réagir en live aux réactions du public, et notamment aux SMS des journalistes. Amusés, les journalistes de Technikart ont réclamé que « pour la saison 3 », ce soient « de vrais billets ! »

 

  • Les mauvaises pratiques devenues bonnes pratiques
    « D’habitude nous essayons d’attirer la sympathie… là, c’était l’inverse ! Nous devions attirer l’opprobre » comme le remarque Arnaud Assouline. Pour y parvenir, CANAL+ et BETC se sont attelés à utiliser des « worst practices, pour qu’elles deviennent ici des best practices ». C’est à dire à la façon d’un politique sans éthique, de justifier n’importe quel moyen par ses fins : achat de faux abonnés sur Twitter, achat délirant de 41 millions de fausses vues sur YouTube (autant que pour un Star Wars !) auprès « d’une ferme à clics asiatique », fake news…

Le duo annonceur-agence a-t-il craint de générer un « bad buzz » ? CANAL+ s’est assuré que l’agence était confiante dans la gestion de ce faux scandale. Ce qui fut le cas, avec « évidemment un peu d’appréhension la veille du lancement de la campagne ».

Pour éviter tout écart, Arnaud Assouline explique que « les créatifs ont veillé à ne pas aller trop loin dans le mauvais goût, et à ce que cela que ne puisse pas être pris trop au sérieux, en restant dans le champ du divertissement avant d’être dans celui de la politique ».

 

Po-po-po-po-poker face

Fans de pubs à la TV, il a été IM-PO-SS-IB-LE de l’avoir loupée :  la toute derniere campagne PokerStars imaginée par l’agence Romance squatte le petit écran depuis le mois de juin.  Après une phase de test en France, la plateforme baptisée « Vous êtes déjà un grand joueur de poker » vivra désormais dans plus de dix pays.

Pour accompagner ce déploiement international, l’agence confie de nouveau la réalisation à Rudi Rosenberg de chez Insurrection à qui l’on doit le « Tourolf » de Volkswagen ou encore « Avant, j’étais là » de Krys. Intitulé « Pokerface » le film suit la même mécanique que le premier et prouve à travers une série d’insights amusants au spectateur qu’il (ou elle) est déjà un grand joueur de poker.

Toujours aussi drôle et bien écrit, le film sert parfaitement la plateforme de marque. Avec la démocratisation du poker en ligne, PokerStars vient lever les doutes de son public potentiel en lui assurant, à la manière de Parions Spot que gagner au poker n’est pas synonyme d’expérience.

Après avoir joué sur « l’autobluff », soutenu par la magnifique accroche « Si tu peux te bluffer toi-même tu peux bluffer n’importe qui » Romance dégotte la Pokerface, un axe créatif presque aussi puissant et déclinable à l’infini. Ou du moins autant fois qu’il existe de situations où notre visage doit rester impassible. Pour enrichir cette saga publicitaire, l’agence nous donne rendez-vous en septembre avec un troisième volet….messieurs/dames les décideurs de Pokerstars : pour info, les filles jouent aussi au poker (et elles obtiennent de beaux résultats)…alors pour le 3è volet : on y va All In ?

Face 2 Face

Nike a frappé fort ce week-end avec son nouveau spot de trois minutes «Nothing beats a Londoner» réalisé avec Wieden+Kennedy London. On y découvre le rappeur Skepta, qui lorsqu’il refuse de monter sur un vélo, se voit défié par des athlètes de la jeunesse londonienne.

Dans un spot ultra-rythmé, chaque futur champion va présenter les défis auxquels il doit faire face, avec une difficulté croissante. La vidéo est également émaillée de caméos d’athlètes célèbres et d’artistes. On y retrouve entre autres le coureur Mo Farah, le footballeur Eden Hazard ou encore le chanteur Big Shaq. La sortie du spot est accompagnée de la publication en ligne d’une carte de Londres couverte de pins qui se déverrouillent progressivement depuis vendredi et révèlent différentes actions de Nike dans la ville.

Cette vidéo est une mise en œuvre concrète de la nouvelle stratégie de Nike. Intitulée «Consumer Direct Offense», elle a pour finalité de rapprocher la marque de ses consommateurs via des connexions directes et plus personnelles dans des villes clés (ce qui n’est pas sans rappeler la stratégie d’Adidas à Paris). Avec cette stratégie, Nike compte dynamiser son innovation et sa création de produits.

La marque au swoosh a mis en place une opération de grande ampleur pour remplir ses objectifs : la campagne compte plus de 80 activations à travers la ville, et 258 jeunes ont participé au spot TV. Une démonstration de force servie par une réalisation moderne et dynamique pour un résultat final impressionnant.

C’est tendance dis donc !

Bien le bonjour, ami(e)s du jour ! Aujourd’hui parlons tendance et plus particulièrement de la tendance publicitaire. Vous le savez en début d’année, on nous livre des tendances pour ceci, tendances pour cela….today voici les 10 tendances publicitaires…Envie de vous mettre à jour ? Aucun soucis, il suffit juste de cliquer sur l’image 🙂 Bonne journée !