Search et trouve

L’actrice Mindy Kaling devient l’égérie de deux nouveaux spots pensés par l’agence américaine We Are Unlimited. Mais quelle marque ces publicités promeuvent-elles ?

Si le code couleur ne vous met pas déjà la puce à l’oreille, la star dissémine quelques indices. Par exemple en vous invitant à chercher sur Google «cet endroit où le Coca-Cola est si bon».

Les résultats du moteur de recherche renvoient irrémédiablement vers McDonald’s. À la manière de Burger King, qui créait la stupeur la semaine passée en « hackant » le système de commande vocale Google Home, le géant du fast-food vante les mérites de sa marque grâce au mécanisme du search.

Mais cette fois, la démarche requiert la participation directe du spectateur. Quitte à l’inviter à se rendre sur Google en faisant l’économie de la subtilité. La campagne pose la question de l’attribution dans la publicité : doit-on nécessairement mentionner la marque pour en faire la promotion ?

Google a du pain sur la planche

Pas forcément très connu en France, Google Home est un haut-parleur connecté qui se contrôle grâce à la reconnaissance vocale. Concrètement, il répond à la grande majorité de vos questions si vous la précédez de la phrase « OK Google ». Burger King dévoile un spot surprenant pour faire la promotion de son emblématique Whopper.

Ce dernier dure tout juste 15 secondes, et à la fin, le principal protagoniste s’adresse aux dispositifs Google Home en leur demandant de décrire le Whopper. Forcément, si vous avez un Google Home chez vous, le trick va fonctionner. Mais il semblerait que la petite blague ne soit pas au goût de tout le monde, puisqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, Google aurait désactivé la phrase de sa reconnaissance vocale…..

Ikea l’a fait

Welcome le web : après avoir abordé le sujet du divorce, ou encore, la douloureuse relation père-fille, IKEA en collaboration avec l’agence Åkestam Holst, continue sur sa lancée avec une opération interactive intitulée «Retail Therapy».

Le concept ?

Identifier les requêtes Google liées à la famille et au couple les plus fréquentes en Suède et attribuer à certains produits de la marque, les noms de ces requêtes. Exemples : « mon mari ronfle trop », « il n’arrive pas à exprimer son amour », ou encore « trouver un moyen de se remettre ensemble ».

ikea-google-image-1Lorsque vous frappez ces phrases sur le moteur de recherche Google, IKEA vous propose en premier résultat Google, des produits adaptés à vos différentes requêtes. Par exemple : un canapé pour le conjoint qui ronfle, un tableau noir pour le conjoint timide…

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La marque a recensé l’ensemble de ces produits sur un site dédié.

Cette opération répond parfaitement au positionnement de la nouvelle campagne «Where life happens». À nouveau, la marque suédoise nous démontre que ses produits sont inspirés de la vie de tous les jours, qu’ils ont été pensés et désignés pour améliorer notre quotidien. Même si cette prise de parole ne peut pas résoudre tous nos problèmes, elle aura au moins le mérite de nous avoir fait sourire.

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Ces marques qui marquent

Bien le bonjour : la force d’une marque s’analyse simplement quand on y réfléchit bien : il suffit de penser à elle quand on parle de son secteur d’activité (Apple) ou alors quand on parle de slogan (NIKE) et même quand on voit des opérations terrain (Red Bull)….Mais savez-vous ce que ces mêmes marques qui sont implantées dans notre quotidien et dans notre futur n’ont pas toujours connues que des succès ? En voici la preuve par exemple avec Google et ses 10 Fails…

 

  • Google Glass
    Lancé en avril 2012, le projet de lunettes connectées devait propulser l’humanité dans la réalité augmentée. Problèmes juridiques et difficultés techniques en cascade ont contraint le groupe reculer le 15 janvier dernier.

 

  • Google Reader
    Ouvert au public en 2007, cet agrégateur de contenus a été parmi les plus populaires sur Internet. Google décide d’arrêter le service en juillet 2013, provoquant la colère de millions d’utilisateurs.

 

  • Google Wave
    Lancée en 2009, la plate-forme Google Wave devait révolutionner le travail collaboratif, en permettant d’utiliser sur la même page un service d’e-mail, de messagerie instantanée, des widgets et des flux RSS. Résultat ? un produit si complexe que les gens n’y ont rien compris. Le service a arrêté d’être développé en 2010.

 

  • Jaiku
    Avec Jaiku, Google avait inventé Foursquare… Avant Foursquare ! Jaiku, une start-up rachetée en 2007, n’a pas réussi à décoller Jaiku alors que Twitter, lui, engrangeait les centaines de millions d’abonnés. Google a stoppé le développement de Jaiku en 2009.

 

  • Google Answers
    Lancé en 2002,  Google Answers proposait un modèle économique simple: : l’auteur d’une question proposait une récompense financière à celui de la meilleure réponse. Les internautes ont préféré à Google Answers ses concurrents gratuits, comme Yahoo Answers. Le moteur a fermé ce service en 2006.

 

  • Google Catalogs
    Lancé en 2001, ce service proposait aux internautes de consulter les pages de catalogues papier des pros de la VPC, scannés par Google. Mais le e-commerce va rendre inutile la consultation en ligne de catalogues papier. Google l’arrêtera en 2009.

 

  • Google Buzz
    Ce réseau social intégré à Gmail a été critiqué dès son lancement  en février 2010. La raison: la philosophie du service selon laquelle toute information doit être publique par défaut Buzz a notamment valu une class action à Google.

 

  • Google Dodgeball
    Avec Dodgeball, rachetée en 2005, Google avait inventé Foursquare… avant Foursquare!  Ce service permettait aux personnes situées dans une même zone de dialoguer par SMS. Google n’investit pas dans son développement et, en 2007, les deux fondateurs de Dodgeball quittent Google… L’un d’eux créera Foursquare.

 

  • Google Audio Ads
    En 2006, le groupe lance Audio Ads, un service d’achat-vente d’espaces publicitaires sur les stations de radio. La crise économique de 2008 passe par là et, en 2009, Google annonce l’arrêt de ce service.

Et pourtant cela n’empêche pas la firme californienne d’être au top…comme le dit si bien Sir Ken Robinson « Si vous n’êtes pas prêts à vous tromper vous n’arriverez à rien d’original »….

Attrapez votre job chez Google

Ola Everybody ! Pour son poisson d’avril, Google propose une chasse aux Pokémon, qu’il faut capturer sur Google Maps. Pour jouer, cliquer sur «démarrer» sur la dernière version de l’app iOS et Android. 150 bestioles (liste des Pokemons) se cachent dans la Silicon Valley et les grandes capitales mondiales. Parce qu’il faut zoomer de près, par exemple sur la tour Eiffel, la collecte prend du temps.

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Dans une fausse vidéo en réalité augmentée, Google promet un job au «maître» des Pokémon. Selon l’entreprise, ceux qui capturent les 150 monstres seront invités à son quartier général californien et un entretien final permettra de designer le vainqueur, qui démarrera à son poste le 1er septembre 2014. Mais dans le disclaimer final, Google précise que la position «n’existe pas encore» et invite les candidats à envoyer leur CV sur cette page. Sympa non ?