Orangina se met la tête à l’envers

Bien le bonjour : en ce jeudi (début du BAC) parlons aujourd’hui de la marque Orangina et de son BadBuzz…..comme quoi cela peut arriver à tout le monde….cliquez sur l’image pour tout savoir….

 

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La peau d’orange

Hop hop hop ! Juste avant que vous ne partiez manger, laissez-moi le temps de vous inviter sur Alexandrecenis’s airlines et partons au Japon où un designer a décidé de prendre au pied de la lettre le composant de l’Orangina en créant un packaging très malin.

bouteille-orangina-concept-1-850x610Yuko Takagi a créé un concept de packaging qui s’épluche, à la manière d’une orange afin de dévoiler la bouteille et pouvoir la consommer. Une idée simple et efficace non ? Pour une fois que la peau d’orange est une bonne chose…

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Shake the world !

Après 7 années de collaboration avec Fred & Farid, Orangina confie sa communication à BETC Paris, dont voici la 1ère campagne : « Shake The World ». Reprenant les codes des péplums, la vidéo narre un combat de gladiateurs, au moment fatidique où le sort du perdant dépend du bon vouloir de l’empereur.

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Plutôt que de demander la mort, il décide d’offrir de l’Orangina au peuple, transformant les arènes en pool-party géante. Avec cette nouvelle signature, la marque reprend l’esprit de son célèbre « secouez-moi », tout en le modernisant et le mondialisant en passant à la langue anglaise. Une campagne fun diffusée depuis 2 jours et qui donne une légitimité (à peu près) historique à la fameuse petite bouteille ronde Orangina.

Ca va faire Psshht non ?

Bonne nuit…à non bonjour en fait (j’ai pas fait attention)..nous sommes en plein dedans qu’on le veuille ou non mais pendant 1 mois vous ne passerez pas à côté j’ai nommé : la Coupe du Monde de Football ! Plus de 3 milliards de téléspectateurs dans le monde rassemblées, fédérées pour une soixantaine de matches et des milliers d’heures de direct commentées. Si beaucoup de monde s’en réjouit, Orangina pointe le doigt sur la face cachée du mondial : 4 milliards d’hommes et de femmes qui se moquent du football, soit en France plus de 37 millions de personnes qui ne sont pas intéressées par ce sport.

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Devant cette dictature du football, l’agence Fred&Farid s’est amusée à transformer les canettes d’Orangina en support de communication en rajoutant sous la canette un petit capteur activable par un bouton On/Off avec une fonction simple et terriblement efficace : vous permettre d’éteindre n’importe quel téléviseur, donc n’importe quel match de football, en appuyant simplement sur un petit bouton. Je surfe donc tous les jours sur le web pour vous présenter des tops/flops en com’, marketing, événementiel et là pour cette opé, quasi tout le monde crie au génie, la cite déjà comme étant une des plus belles de 2014….non, pas d’accord.

Regardez bien la vidéo explicative : vous n’aimez pas le foot alors pourquoi aller dans un bar (où personne ne vous a demandé de venir) et venir faire c***r ceux qui sont passionnés par le foot ? En quoi le fait de pouvoir éteindre une TV est une bonne chose ? Encore une fois, simplement pour faire c***r ceux qui regardent ? Une belle com’ est une com’ qui sert au plus grand nombre, qui est positive ou pas tout dépend de son objectif….donc au risque de passer pour un c*n n’ayant rien compris à l’idée même de cette campagne (pensez à ceux et celles qui n’aiment pas) non : je ne trouve pas qu’elle soit réussie…j’apprécie le concept mais pas l’application.

Orangina est secoué :(

Jean-Claude Beton, génie de la communication qui a transformé Orangina, boisson gazeuse née en Algérie en 1936, en un soda mondialement connu à la bouteille culte, est mort lundi à Marseille à l’âge de 88 ans. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a fait part dans un communiqué de son « émotion », saluant un « inventeur de génie ».

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« A l’avant-garde de la communication et du marketing, Jean-Claude Beton et son soda aux célèbres courbes ont participé à l’essor économique de la ville et marqué de nombreuses générations du monde entier », souligne l’élu. « C’est la perte d’un entrepreneur qui a fait rayonner le territoire Marseille Provence dans le monde entier », a réagi de son côté Jacques Pfister, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et ancien PDG d’Orangina-Schweppes, rendant hommage à « un surdoué de la communication ».

L’aventure avait commencé à Boufarik, à une trentaine de km d’Alger, où l’entrepreneur naît le 14 janvier 1925, dans une famille de commerçants prospères. En 1936, son père sort la première bouteille d' »Orangina, soda de naranjina », à partir d’une formule élaborée par un pharmacien de Valence en Espagne. Les ingrédients: concentré d’orange, eau sucrée gazeuse et un soupçon d’huile essentielle. Mais la guerre civile espagnole, puis la Seconde guerre mondiale stoppent le projet. Jean-Claude Beton, diplôme d’ingénieur agronome en poche, ressort l’idée des cartons et en 1951, le projet se concrétise. La bouteille s’arrondit et prend l’aspect granuleux des oranges.

En dessinant un zeste d’orange en guise de parasol sur fond de ciel bleu, une table de bistrot et la bouteille ventrue, l’affichiste Bernard Villemot donne une identité graphique à la marque. Après avoir séduit le Maghreb, Orangina part à la conquête de la métropole où le groupe prend ses quartiers en 1961 à Marseille, à l’approche de l’indépendance de l’Algérie.

L’ascension est fulgurante et la structure familiale de plus en plus convoitée, pour finir par être croquée en 1984 par le groupe Pernod-Ricard. Son fondateur, qui gérait l’entreprise à l’ancienne, maternant ses employés (instauration des 39 heures avant 1982, intéressement et participation), reste à la présidence un temps. Mais il commence rapidement une seconde vie, investissant dans les oliviers et surtout le vin avec l’acquisition du château Grand Ormeau, dans la prestigieuse appellation bordelaise Lalande-de-Pomerol, tandis qu’Orangina change de mains à plusieurs reprises jusqu’à son rachat par le japonais Suntory fin 2009.

Orangina is life

Élue publicité préférée des Français en 2010, la saga délirante d’Orangina revient avec deux nouveaux spots.

On y retrouve les personnages mi-humains, mi-animaux qui ont fait son succès. La signature “restez vivants, buvez Orangina” vous invite à “prendre la vie du côté Orangina”. Traduction : si vous buvez de l’Orangina, vous ne risquez pas de vous prendre un homme-canon, ni une attaque de pigeon malade ! Malin.

 La campagne, qui sera diffusée en France à partir du 15 mars, est signée Fred&Farid et KR Média.